Kaptmedia

Cameroun : Interdiction du « Sunday Taro » par les chefs traditionnels Bassa’a pour préserver l'identité culturelle

Les chefs traditionnels Bassa’a interdisent le « Sunday Taro » pour préserver les traditions culinaires locales. Ils encouragent la consommation de plats traditionnels comme le « Sunday Bongo’o » et m

Cameroun : Interdiction du « Sunday Taro » par les chefs traditionnels Bassa’a pour préserver l'identité culturelle
Actualités Cameroun

Au Cameroun, le Conseil supérieur des chefs traditionnels du pays Bassa’a a pris une décision radicale : interdire le « Sunday Taro » sur l’ensemble de leurs territoires. L'annonce a été faite le 4 mai 2026 à Eséka. Cette mesure vise à contrer ce que les autorités coutumières considèrent comme une menace grandissante pour les traditions culinaires locales.

Selon une note circulaire émanant du Mbog Liaa, l'instance dirigeante des Bassa’a, la popularité du « Sunday Taro » contribue à l'érosion des pratiques ancestrales. Les chefs traditionnels s'inquiètent de voir les populations se détourner des habitudes culinaires qui constituent le socle de leur identité culturelle.

En réaction, le Conseil supérieur des chefs Bassa’a encourage vivement les familles, les restaurateurs et les associations à redécouvrir et à privilégier des plats traditionnels tels que le « Sunday Bongo’o » ou le « Sunday Ikok ». Ces mets sont perçus comme des symboles plus authentiques de l'héritage culturel Bassa’a et leur promotion s'inscrit dans une démarche de valorisation des pratiques locales.

Les chefs traditionnels n'entendent pas laisser cette interdiction lettre morte. Ils ont clairement averti que des sanctions coutumières seront appliquées en cas de non-respect de cette décision. Les conseils d’anciens seront chargés de définir les modalités de ces sanctions et de veiller à l’application effective de l’interdiction dans les différents territoires concernés.

Cette initiative des chefs traditionnels Bassa’a souligne l'importance qu'ils accordent à la préservation de leur patrimoine culturel face aux influences extérieures. Reste à voir comment cette interdiction sera accueillie et appliquée dans les communautés Bassa’a, et si elle encouragera un retour durable aux traditions culinaires ancestrales. L'avenir dira si cette mesure audacieuse portera ses fruits dans la sauvegarde de l'identité culturelle Bassa’a.

Source : www.lebledparle.com