L'annonce de l'interdiction du « Dimanche Taro » en zone bassa suscite une vive controverse, avec des interrogations croissantes quant à l'authenticité du document à l'origine de cette décision. Henry-Paul Diabaté Manden, figure médiatique camerounaise, a publiquement remis en cause la véracité de ce document, craignant que cette affaire ne fragilise la cohésion sociale, particulièrement dans le contexte actuel.
Diabaté Manden souligne que la diffusion de cette interdiction a engendré des tensions communautaires inutiles, détournant l'attention des enjeux réels de valorisation de la gastronomie camerounaise. Il met en évidence plusieurs incohérences qui, selon lui, discréditent le texte attribué au « Conseil suprême des chefs traditionnels Bassa du Mbok Liaa ». L'une des principales objections est que cette structure n'existerait pas sous cette appellation. De plus, il note une erreur d'orthographe dans le nom de la tribu Basa'a, altéré en « Bassa », ce qui suggère un manque de familiarité avec la culture locale.
Un autre point soulevé est l'absence de consultation des chefs traditionnels d'Eséka, alors que le document prétend avoir été adopté à la suite d'une réunion dans cette localité le 4 mai 2026. Cette absence de participation des autorités locales renforce les doutes quant à la légitimité de la décision.
Face à ces éléments troublants, Henry-Paul Diabaté Manden appelle les autorités compétentes à identifier les auteurs de ce document controversé. Il suggère également que l'Agence nationale des technologies de l'information et de la communication (ANTIC) devrait jouer un rôle actif dans la lutte contre la diffusion de contenus en ligne susceptibles d'attiser les tensions communautaires. Il souligne l'importance pour l'ANTIC de traquer et d'exclure de la toile ceux qui menacent la cohésion sociale nationale.
La polémique autour de l'interdiction du « Dimanche Taro » met en lumière les défis liés à la préservation de la cohésion sociale dans un contexte de crise. Alors que certains applaudissent une initiative visant à défendre le patrimoine culturel, d'autres s'inquiètent des risques d'exclusion et de tensions ethniques. Esther Omam, militante pour la paix, appelle au dialogue et à la compréhension mutuelle, soulignant que la force du Cameroun réside dans sa diversité.