L'inauguration en grande pompe du nouveau siège de la FECAFOOT à Yaoundé continue de susciter des réactions contrastées. Dans une tribune publiée par Lebledparle.com, le journaliste et écrivain François Hiondi Nkam IV exprime de vives critiques à l'égard de Samuel Eto'o, président de la fédération, estimant que cette inauguration relève davantage d'une opération de communication que d'un véritable redressement du football camerounais.
Hiondi Nkam compare l'événement à une mise en scène visant à embellir l'image du pays, tout en masquant les difficultés profondes du football national. Il met en lumière l'endettement croissant de la FECAFOOT, la situation précaire des joueurs locaux, le déclin des compétitions nationales, et accuse Eto'o de privilégier l'image au détriment des réformes structurelles nécessaires.
L'auteur de la tribune souligne une similitude troublante entre cette inauguration et la visite du Pape Leon XIV au Cameroun, où le pays avait déployé des efforts considérables pour masquer les problèmes socio-économiques. Il remet en question l'utilité de tels événements fastueux dans un contexte marqué par une dictature persistante, un endettement vicieux et un chômage endémique.
Hiondi Nkam dénonce une tentative désespérée de dissimuler les maux d'un football camerounais qu'il qualifie d'« écœurant » et de « moribond ». Il rappelle que la construction du nouveau siège a entraîné un endettement supplémentaire pour la FECAFOOT, venant s'ajouter aux sommes déjà dépensées dans des litiges juridiques et des limogeages. En février 2026, la FECAFOOT était redevable de plus de 300 000 euros en primes et subventions non versées. En juillet 2024, le barreau du Cameroun a interpellé Samuel Eto'o concernant une dette impayée de 40 millions de francs CFA.
En conclusion, François Hiondi Nkam décrit une FECAFOOT toujours dépendante des fonds publics, avec des joueurs locaux dans le besoin, des arbitres démunis et des stades vides. Il accuse Samuel Eto'o de consolider sa présidence dans un climat d'auto-glorification et d'opportunisme, masquant ainsi les échecs de sa gestion à la tête du football camerounais.