Anne Féconde Noah, figure de proue du Parti camerounais pour la réconciliation nationale (PCRN), a publiquement dénoncé ce qu'elle considère comme une campagne de haine persistante et orchestrée contre Cabral Libii, le président du parti. Selon Noah, cette campagne, qui dure depuis plusieurs années, repose sur la diffusion de rumeurs, de manipulations et de fausses informations visant à discréditer Libii auprès de l'opinion publique.
Noah a spécifiquement pointé du doigt une stratégie délibérée visant à construire une image négative de Cabral Libii à travers divers moyens, notamment des montages vidéo trompeurs, des accusations non fondées et la propagation de récits diffamatoires. Elle a cité des exemples concrets, tels que l'affaire d'un prétendu accident à Bafia, une vidéo manipulée où Libii aurait tenu des propos hostiles envers une communauté ethnique, ainsi que des allégations judiciaires aux États-Unis et l'affaire dite du « milliard », toutes relancées malgré l'absence de preuves tangibles.
D'après Noah, l'objectif de cette campagne serait de dépeindre Cabral Libii comme une personne « méchante, sans empathie et dangereuse », afin de le rendre impopulaire auprès de certains segments de la population. Elle a même identifié un professeur d'université, enseignant à l'école de guerre de Yaoundé, comme étant l'architecte de cette stratégie de diffamation, accusant ce dernier d'utiliser ses compétences en manipulation de l'opinion pour nuire à la réputation de Libii.
Noah a affirmé que cette personne aurait conçu le concept de « PION » comme mot-clé de la stratégie, avant de l'abandonner en 2025 au profit d'autres approches visant à atteindre le même objectif. Elle a dénoncé le recrutement de pages Facebook très suivies et le financement d'une campagne de « Cabral-bashing » orchestrée depuis 2017.
Cabral Libii, figure montante de la scène politique camerounaise, est député à l'Assemblée nationale depuis février 2020. Il a été candidat à l'élection présidentielle de 2018, où il s'est classé troisième. Le PCRN, qu'il dirige, est considéré comme la troisième force politique du pays. Le parti a remporté cinq sièges à l'Assemblée nationale lors des élections législatives de 2020.
Ces accusations surviennent dans un contexte politique camerounais marqué par des tensions et des débats autour de la succession du président Paul Biya. La dénonciation d'Anne Féconde Noah met en lumière les défis auxquels sont confrontés les acteurs politiques au Cameroun, notamment la manipulation de l'information et les campagnes de désinformation.